La maladie parodontale ou parodontite, mieux connue sous le nom de maladie de gencives, est une infection bactérienne chronique des tissus osseux et gingivaux qui supportent les dents. La formation de poches contenant du pus, provenant des toxines libérées par les bactéries, attaque les tissus buccaux. La maladie évolue lentement et mène éventuellement à la perte des dents lorsqu'elle n'est pas traitée. Plusieurs facteurs sont responsables de cette affection :
- Hygiène déficiente
- Microorganismes tels que bactéries, champignons, parasites
- Déficience nutritionnelle
- Baisse du système immunitaire
- Restaurations inadéquates
- Bruxisme
- Maladies dégénératives
- Hérédité
- Matériaux de restauration non-compatibles
- Fumée de cigarette
De plus, certaines bactéries produisent des substances volatiles sulfuriques malodorantes, responsables bien sûr de l'halitose (mauvaise haleine). Dans certains cas, elles peuvent causer des dommages encore plus importants.
Dans son ensemble, 50% de la population souffrent de maladies parodontales dont 80% chez les personnes âgées de plus de 40 ans. Selon OMS (organisation mondiale de la santé) 10 à 15 % de la population mondiale souffrent d'une forme sévère de maladie parodontale.
De nombreuses études ont démontrées que le saignement des gencives peut faire passer les bactéries de la cavité buccale dans la circulation sanguine. La présence de ces bactéries peut déclencher de graves problèmes de santé tels que : maladies cardio-vasculaires, diabète, pneumonie et autres affections respiratoires, accidents vasculaires cérébraux, complications dans certains cas de grossesse.
Un fumeur est 4 fois plus exposé aux maladies parodontales qu'un non-fumeur.
Les femmes enceintes atteintes de maladies parodontales présentent un risque 7 fois plus élevé d'accouchements prématurés ou d'enfants de petit poids à la naissance.
Une des hypothèses est que la plaque dentaire diffère selon le type de maladie et que certaines bactéries sont particulièrement impliquées avec la maladie. De plus certaines bactéries ne sont retrouvées qu'en présence de maladie. Ce qui donne un profil similaire à tous les patients affectés. Les bactéries qui sont actives et très motiles au microscope sont les plus dangereuses. Pour contrôler la maladie les bactéries pathogènes doivent être éliminées et la flore normale restaurée. Seule l'approche globale peut tenir compte de tous ces paramètres. Il s'agit dans un premier temps d'identifier les bactéries à l'aide d'un microscope et par la suite de détruire seulement les indésirables. L'approche globale favorise l'utilisation d'agents anti-infectieux non nuisibles pour l'état de santé en général.
Bien sûr une évaluation complète de la bouche sera nécessaire. L'élimination des sources d'irritants tel que les métaux sera suggérée. Ils sont responsables d'allergies ou d'intolérances et de courants galvaniques pouvant causer une irritation chronique du parodonte.
Une évaluation de la vitalité et de la santé en générale, permettra de référer au besoin à un thérapeute compétent en cas de déficience nutritionnelle afin de supporter le système immunitaire.
La restauration complète de la bouche devrait être en harmonie avec la fonction et la biocompatibilité des matériaux.
La maladie parodontale peut être traitée selon différentes approches :
L'approche chirurgicale est la mieux connue. Malheureusement les résultats à long terme ne sont pas toujours favorables et le traitement plutôt radical.
L'approche en parodontie douce, c'est-à-dire non chirurgicale, est basée sur la l'approche microbiologique. L'étude de la parasitologie a permis de constater des infections importantes causées par une amibe appelée Entamoeba gingivalis . Ce parasite vit au dépend de l'hôte, dans ce cas-ci, dans la gencive. Dr Trevor Lyons, d'Ottawa a publié il y a plus de 20 ans, plusieurs articles en faveur d'examiner la flore bactérienne systématiquement à chaque rendez-vous chez le dentiste.
Sans le savoir, 70% des adultes seraient infectés et contagieux. La maladie peut être présente même lorsque l'hygiène est adéquate et que les gencives ont l'air en bonne santé.
La microscopie permet d'établir un plan de traitement et de faire participer activement le client à sa guérison. Une des approches consiste à détruire les bactéries à l'aide d'antibiotiques et de rinces bouches chimiques contenant beaucoup d'alcool. Bien sûr l'approche en santé globale, favorise les rinces bouches à base de plantes et d'huiles essentielles ainsi qu'une supplémentation adaptée aux besoins.
Dr Carl Benoit à la clinique d'Art dentaire Global, est équipé d'un microscope et pratique l'approche microbiologique moderne. Une caméra branchée sur le microscope permet de projeter sur écran l'image des microorganismes permettant aux patients de visualiser l'étendu du problème. Les traitements anti-parasitaires, anti-candida et anti-bactériens sont faits à l'aide d'huiles essentielles spécialement formulées pour détruire les microbes sans intoxiquer l'organisme afin de limiter les effets secondaires.
L'Art dentaire global prend aussi en charge la restauration des dents à l'aide de matériaux bio-compatibles pour minimiser les risques d'inflammation associés aux métaux et autres matériaux irritants.
Références
1- http://www.iaomt.org/documents/biocompatible%20perio.pdf
2- Organisation mondiale de la santé. Global oral health data bank, Geneve 2002
3- Tomar, S.L. et Asma S. Smokin-attributable Periodontitis in the US : Findings from NHANES III. J. Periodontal, 2000,
4- Offenbacher, S. et al. Periodontal infection as a possible Factor for Preterm Low birth weight, J.Periodontaol. 1996.
5- Robert & Fils.
6- Dr Trevor Lyons, Introduction to Protozoa and fungi in Periodontal Infections. 1989